Souvenir, You Are on Indian Land, Nowhere Land, Two Worlds Colliding, Incident at Restigouche

Factory Media Centre, 228 rue James nord Hamilton, Ontario  
11 Août 2017 | 19 h 00

Souvenir

L’ONF rend ses archives accessibles à des cinéastes autochtones qui reprennent contrôle du regard qu’on pose sur la communauté. Quatre reprises de pouvoir en mode vidéoclip.

Etlinisigu’niet (Vidés de leur sang) (2015 | 5 min), par Jeff Barnaby

Jeff Barnaby pulvérise ce qui subsistait du mythe d’un Canada juste et équitable. Le message du réalisateur est clair : nous sommes toujours là. Les efforts en vue de « se débarrasser du problème indien » ont échoué.

Mobiliser (2015 | 3 min), par Caroline Monnet

Caroline Monnet se sert des archives de l’ONF pour proposer un exaltant voyage qui nous emmène du Grand-Nord jusqu’au Sud urbain. L’œuvre fait ressortir la tension entre les modes de vie traditionnel et moderne que vivent les Premières Nations.

Nimmikaage (Elle danse pour son peuple) (2015 | 3 min), par Michelle Latimer

Un requiem pour les femmes autochtones du Canada en plus d’être un témoignage d’admiration à leur égard. Le film déconstruit couche par couche l’affectation attestée du nationalisme canadien.

Soeurs et frères (2015 | 3 min), par Kent Monkman

Kent Monkman utilise des archives de l’ONF pour établir des parallèles entre l’anéantissement du bison et les ravages provoqués par le système des pensionnats indiens. Critique impitoyable de la période coloniale du Canada.

You Are on Indian Land (1969 | 36 min), par Michael Kanentakeron Mitchell

Court métrage documentaire sur les Mohawks de la réserve de St-Régis près de Cornwall qui, en 1969, manifestent contre l’imposition de taxes sur l’achat de denrées aux États-Unis. En bloquant le pont qui relie le Canada aux États-Unis, ils réclament un droit pourtant clairement établi par le traité de Jay en 1794.

Nowhere Land (2015 | 15 min), par Rosie Bonnie Ammaaq

Lorsque Bonnie Ammaaq était petite, ses parents ont fait leurs bagages, l’ont emballée avec son frère sur un long traîneau couvert de fourrures, qu’on appelle qamutik, et ont quitté la communauté gouvernementale d’Igloolik pour vivre de la terre, comme tant de générations d’Inuits l’avaient fait avant eux. Pendant onze ans, leur maison n’était pas la petite cabane du « camp éloigné », mais tout le territoire vaste, sauvage et spectaculaire qui s’étendait au-delà du pas de la porte.

Entre-deux est une élégie silencieuse dédiée à un mode de vie qui n’existe désormais que dans les souvenirs de Bonnie, de son frère et de ses parents, ainsi que dans ceux d’autres encore vivants qui en ont fait l’expérience. Pour eux, la grande toundra sauvage n’était pas juste un endroit où vivre, c’était « quelque part », alors que la communauté d’Igloolik – leur demeure depuis ce temps –, avec ses motoneiges assourdissantes, ses plats paysages enneigés et la cohue du quotidien, c’est proprement « nulle part ».

Two Worlds Colliding (2004 | 49 min), par Tasha Hubbard

À Saskatoon, en janvier 2000, sous une température glaciale de -20 ºC, le jeune autochtone Darrell Night est abandonné sur le bord de la route par deux policiers. Il parvient à échapper à une mort certaine en s’abritant dans une centrale électrique située aux abords de la ville.

Plus tard, à sa grande stupeur, Darrell apprend que le corps gelé d’un Autochtone est découvert dans les mêmes environs. Quelques jours plus tard, le scénario se répète quelques centaines de mètres plus loin.

Le choc de deux mondes (Two worlds Colliding) nous fait un récit des événements bouleversants entourant la mort tragique de ces deux jeunes autochtones. De plus, le film expose la dissidence d’une communauté méfiante face à une force policière qui doit maintenant affronter la vérité.

Incident at Restigouche (1984 | 45 min), par Alanis Obomsawin

Documentaire d’Alanis Obomsawin sur un événement de brutalité policière survenu à Restigouche. Juin 1981 : une affaire de règlements de pêche au saumon met le feu aux poudres. 550 policiers provinciaux envahissent une réserve micmac où vivent 150 Amérindiens et leurs familles. La réalisatrice souligne qu’il s’agit en fait d’une affaire de souveraineté territoriale, et rappelle au ministre Lucien Lessard que l’histoire du Québec ne s’arrête pas au fait français.

 

Art Crawl: Displacement, Representation, and Mistreatment – Wide Awake Indigenous Cinema Tour. Plus d’information ici.

Films présentés en version sans parole ou anglaise. 

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